robin-thicke.jpgCinq ans après la sortie aux Etats-Unis de son premier opus « Cherry Blue Skies », Robin Thicke arrive enfin dans l’hexagone. Son nom ne vous dit probablement rien. Son père quant à lui doit vous dire quelque chose. Souvenez-vous de la série “Quoi de neuf Docteur”, le père de Mike n’est autre que le papa de Robin, Alan Thicke.

Robin Thicke, auteur compositeur et interprète de 30 ans fait beaucoup parler de lui de l’autre côté de l’Atlantique. Il a rejoint l’équipe de Pharell Williams avec son nouvel album « The Evolution of Robin Thicke ». Toutes les critiques sont unanimes : c’est une perle.

Véritable autodidacte, il a appris à jouer du piano dès l’age de 12 ans. Très vite, il était capable de jouer tous les morceaux qu’il entendait à la radio. C’est donc tout naturellement qu’il s’est retrouvé à l’age de 16, fort de sont talent, à collaborer avec de nombreux artistes tels que Brian McKnight, Usher, Michael Jackson, Mary J. Blidge et bien d’autres. Son travail a d’ailleurs été maintes fois récompensé à travers ses collaborations. Robin a sillonné les Etats-Unis avec ses chansons, et l’air de rien, de showcases en petits concerts, il a su marquer les esprits.

Pourtant, en France, il passe totalement inaperçu. Personne ne connaît Robin Thicke. Son nouvel album sort seulement en France le 10 avril prochain (même s’il était déjà en vente à l’export depuis plusieurs mois, et téléchargeable sur Internet). La France, toujours un métro de retard ! Notons que son concert a lieu 3 jours après la sortie de son nouvel opus. Faudrait-il 3 jours pour découvrir un album ou bien nous encourage t’on implicitement voire grossièrement à suivre la voie du téléchargement quel que soit le type ? La question reste ouverte.

Heureusement que quelques bloggers et autres consorts du net ont pensé à saluer son talent. Pour le coup, super mea culpa et remerciements à Youtube qui nous permet à tous de découvrir ses nouveaux clips.

« The Evolution of Robin Thicke » marque vraiment un tournant avec son premier album. A la première écoute on croirait écouter du Justin Timberlake, mais lorsque que l’on tend un peu plus l’oreille on comprend bien vite que Robin ne joue pas dans la même cour. Justin est bon mais Robin a un petit truc en plus qui nous fait craquer. Peut-être son côté non formaté et un peu décalé. Il suffit de le voir sur scène. Elles sont loin les grandes chorégraphies travaillées de Justin, mais Robin s’est y faire.

Il nous offre un LP de premier choix, de la soul raffinée, douce, intense, parsemée de quelques teintes jazzy. Un régal pour nos oreilles. Mais attention, n’aller pas croire que sa musique est mielleuse ! Il sait garder le ton et impulser quelques notes R&B. Et bon sang quel feeling ! Nous n’aimons pas particulièrement les comparaisons journalistique, mais fort est de constater que son style rappel celui de Maxwell, Marvin Gaye, Lewis Taylor ou encore Jon B. Nous sommes définitivement conquis. La soul n’est pas morte, loin de là, elle revit à travers de nouveaux artistes empreints d’inspirations diverses qui lui donnent une coloration nouvelle. Merci Robin !

Pourtant à le voir on a du mal à imaginer que derrière son style de cow-boy se cache un tel artiste soul, R&B, rock, pop, funk, difficile à dire avec Robin. Son premier album était un concentré de style. On y trouvait du Beatles, du Prince ou encore du Jamiroquai. Tantôt très salsa, tantôt très pop, rock ou funky. Et pourtant, on ne s’y perd absolument pas. Au contraire, le beat est parfait, la voix suave et feutrée, le style très maîtrisé. Il donne le ton et nous suivons immanquablement, car il est très entraînant. Aujourd’hui, avec son nouvel opus Robin Thicke nous montre une autre facette de son talent. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences. Surtout ne rater sous aucun prétexte le concert de Robin Thicke le 13 avril prochain au Trabendo. Vous ne serez pas déçu.